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Guide technique





Les bouées

Les bouées sont à plusieurs titres indispensables au pêcheur sous-marin, leur détension est  une obligation vis-à-vis de la loi, son défaut lors d’un contrôle des autorités compétentes risque d’être verbalisé. Elles sont un accessoire garantissant ta sécurité en te signalant aux autres usager de la zone et  en t’apportant une aide précieuse au cours de la pratique de l’activité.

Sur un plan légal.

La législation oblige tout chasseur à l’eau d’être signalé par une bouée, même s’il s’est mis à l’eau depuis un bateau équipé d’un pavillon réglementaire indiquant sa présence à proximité (100 m) . Ci-dessous l’extrait du décret.


Décret n°90-618 du 11 juillet 1990 relatif à l’exercice de la pêche maritime de loisir
NOR: MERP9000021D
                                                 Version consolidée au 21 juin 2009
Dernière partie de l’article 4 :
IV. - Toute personne pratiquant la pêche sous-marine de loisir doit signaler sa présence au moyen d’une bouée permettant de repérer sa position et dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du ministre chargé des pêches maritimes.

Sur le plan de ta sécurité.

Je suis un vieux loup armé de 40 années de pratique ce qui m’a malheureusement valu de perdre quelques camarades percutés par des bateaux ou bien mixés comme des navets par leurs hélices. Aussi, même si elles sont des ustensiles encombrants et souvent chiants les bouées restent un moyen efficace de signaler notre présence, surtout qu’en action nous sommes alternativement sur et sous la surface de l’eau et dans ce dernier cas il nous est indispensable de refaire surface sans délai quand le besoin s’en fait sentir. Qui ne s’est jamais retrouvé,  refaisant surface, contraint de stopper sa remontée pour admirer par-dessous le sillage d’un navire croisant dans la zone.

Le principe d’utilisation doit comporter quelques précautions pour qu’en fait d’ustensile sécuritaire la bouée ne se transforme en piège mortel.
Ne garde jamais accrochée la drisse de la bouée à ta ceinture lorsque tu plonges car sous l’effet du vent, du courant, celle-ci peut venir s’accrocher à une algue, ou à tout autre corps lourd ou fixé au fond qui ne lui permettrait pas de se libérer lors de ta remontée. La solution est d’équiper l’extrémité libre du bout d’un petit grappin pliable de 700 grammes (fig 6) que tu lâcheras ou iras enraguer sur la zone que tu souhaites pêcher. Ton rayon légal d’action est limité à 100 mètres autour d’elle. Les embarcations croisant dans la zone ont  obligation et devraient  circuler lentement dans cette limite en prêtant attention au plongeur signalé.

Quand tu te déplaces en surface avec ta bouée accrochée à la ceinture réduis à l’aide d’un enrouloir (fig 1 ) la longueur de la drisse de telle sorte qu’elle te suive à environ 2 mètres de tes palmes, pas plus, car si tu te trouvais plus éloigné d’elle, un baltringue imprudent pourrait passer avec son bateau entre toi et ta bouée et là,  je te laisse imaginer. Pour palier ce problème il reste aussi la solution, si tu as opté pour un modèle de bouée torpille ou bien une planche ( fig 2, 3 ) de te hisser dessus et de te déplacer ainsi. C’est aussi un moyen de transport bien plus rapide et plus économique d’efforts que de trainer cette bouée puisque le volume de ton corps que tu as sorti de l’eau tu n’as plus à le déplacer, seul une petite partie de la bouée sera un peu plus immergée, mais elle est hydrodynamique, donc tout benef. .

Sur le plan pratique.

Il existe en gros trois types d’engins de repérage flottants destinés à la pratique de la plongée libre.

-La bouée ronde. (fig 4)
Elle est avant tout destinée au balisage d’une zone de pêche, le début et la fin d’une dérive ou la localisation d’une pierre ou d’une épave. Je la déconseille pour les chasses requérant  des  déplacements à la palme car elle oppose une résistance à la traction. De plus pas question de se hisser dessus.

-La bouée torpille. (fig 2)
Du fait de sa forme fuselée et si sa drisse est correctement montée, elle n’oppose que très peu de résistance lors de sa traction et elle te permet de te hisser dessus pour palmer afin
d’optimiser tes déplacements en limitant considérablement tes efforts.

-La planche (fig 3)

Deux solutions te sont proposées :

les modèles rigides souvent utilisés en compétition qui ont l’avantage, si leur carène est bien réalisée, de bien glisser sur l’eau et d’être stables. De plus, si elles ne sont pas trop épaisses, elles n’auront que peu de prise au vent.  Elles sont aussi faciles à équiper de supports mécaniques permettant le transport du matériel : fusils, filets, rangements pour le ravitaillement , gourde, boites étanches, enrouloir pour la drisse, etc. Elles ont toutefois quelques déconvenues : elles sont assez lourdes et encombrantes ce qui est pénalisant lors de mise à l’eau du bord si l’accès au rivage est précédé de crapahute dans les rochers, de descente de falaises ou de déplacement a pieds plus ou moins longs. Pour le rangement dans la voiture et même dans le bateau c’est aussi une prise de tête.
Les modèles gonflables (fig 3) ont eux presque tous les avantages des articles rigides. Ils sont un peu moins navigants, un peu moins stables, pour les modèles les plus gros ils ont une pris au vent importante et ils sont sujets à crevaison, bien que plusieurs modèles ont été équipés d’un revêtement PVC ou de toile nylon serrée minimisant ainsi les risques de piqûres ou de  griffures.
Pour le reste ils sont pour la plupart bien équipés : supports de fusils, nombreux accrochages, bandes « Velcro », enrouloirs , gonfleur, mas et pavillon assez haut pour être vu dans le creux des vagues, boites étanches, etc. Le gros avantage de ces produits c’est leur petit poids et leur  faible encombrement. Ils peuvent être dégonflés, pliés et rangés dans un sac à dos et ainsi présenter l’avantage d’être transportés facilement, ils sont de ce fait taillés pour le baroude.

Exemple de montage d’une bouée torpille. (fig 6)

Il y a quelques impératif mécaniques à connaître pour la réalisation de la ligne de mouillage de ta bouée. Tout d’abord, afin que lors de la traction de ta bouée torpille et c’est aussi valable pour la plupart des planches, elle n’ait tendance à piquer du nez et ainsi opposer une sérieuse résistance, il faut, pour cela, que l’amarrage sur la bouée ne soit pas réalisé à l’extrémité avant de celle-ci mais un peu en arrière. La plupart des bouées disposent d’accroches symétriques droite et gauche au 1/3 de la longueur cela  va permettre d’effectuer un V avec 1 bout d’à peu près un mètre à la pointe duquel tu réaliseras une boucle qui servira de point d’accroche à un petit mousqueton solidaire de la ligne de mouillage. La longueur de la ligne de mouillage doit être supérieure d’1/3 à la profondeur à laquelle on plonge, cela couvrira les écarts dus aux vagues et atténuera les efforts de traction exercés par le courant. Cette ligne devra  être équipée, pour s’adapter aux différentes profondeurs auxquelles tu pêches, d’un enrouloir flottant équipé d’un système de bridage te permettant d’adapter la longueur de la ligne à tes besoins et comme cela de n’être pas encombré par sa longueur totale. Les bons enrouloirs peuvent contenir une trentaine de mètres de drisse de 5/6 mm aussi je te conseille de la remplir au maximum car si aujourd’hui tu ne passes pas les 10 mètres, tu vas probablement vite y parvenir et même surement les dépasser. L’extrémité finale de la ligne peut-être équipée d’ plomb d’un kilo mais cela ne peut être valable que pour les zones sans courant. Le petit grappin reste le meilleur moyen de garantir une position surtout s’il y a du courant ou du vent. Il est très fréquent que pour se préparer en surface à une apnée alors qu’il y a du jus , le chasseur s’accroche à sa bouée et ainsi ventilera sans palmer ce qui lui garantira une immersion potentiellement plus longue et plus confortable.  Pour cela seul un grappin solidement accroché au fond ne pourra le lui permettre. Une petite cerise on the cake : pour la pêche de certains dentis ou autres poissons observateurs et prudents certains camarades finissent la ligne par 5/10 mètres de nylon transparent de gros diamètre.

Et voilou, sur ce ya pu ka.


Le choix des armes

Quelle arbalète choisir quand on veut démarrer la chasse ?  Il y a tant de modèles, tant de longueurs. Quel budget doit-on prévoir ?
Je ne vais aborder dans cette fiche  que le choix d’arbalètes et faire abstraction volontairement des fusils pneumatiques très efficaces eux aussi mais probablement moins adaptés à la découverte de notre activité. J’en ferai un sujet pour une prochaine fiche.
Te prends pas le chou, je vais tenter de déterminer le produit qui te conviendra dans un premier temps. 
Le choix de l’arbalète dépend avant tout du type de chasse pratiqué, des conditions dans lesquelles tu vas exercer et de ton aptitude à exploiter ton arme.

Tout d’abord, il est important de définir le rôle de l’arme, les impératifs mécaniques ainsi que les critères et accessoires dont doit disposer ton jouet.
L’arbalète de chasse sous-marine est un appareil destiné à la capture des poissons et des céphalopodes par les chasseurs en apnée et en mer. Pour tout autre animal autorisé à la prédation tels que les crustacés, l’usage de  l’arbalète est rigoureusement interdit.
Cette arme projette une flèche, reliée au fusil par une drisse (voir la fiche technique n°2) et munie d’un ou plusieurs ardillons (fig.1) destinés à retenir la proie une fois celle-ci transpercée.
Il est donc nécessaire que ce projectile soit propulsé avec une précision suffisante pour qu’il atteigne, sinon une zone de la proie  immédiatement mortelle, ce qui est le but idéal recherché, sinon une partie suffisamment résistante pour que la proie durant son combat pour se libérer ne se déchire et adieu Berte, elle ira nourrir les crabes, crevettes et bestioles en tous genres. Afin de garantir cette précision l’arme doit posséder un mécanisme de déclenchement franc et souple demandant un effort de pression du didi sur la queue de détente le plus léger possible. Bon nombre de bons produits répondent à cette requête. Il est aussi crucial pour effectuer un tir réussi que la conception ergonomique de l’arme s’accorde avec le tireur. La crosse doit présenter une bonne prise en main. Plus la flèche sera dégagée et visible plus la visée sera facilitée. Le guidage de la flèche sur toute la longueur du tube (fig.2), comme dans un rail, peut lui aussi accompagner son trajet vers le but pendant le travail des sandows. Sous certaines conditions, j’aborderai le sujet un peu plus tard dans cette même fiche.
 Pour réaliser une capture il est aussi nécessaire que la puissance du tir permette à la fois de traverser le poisson concerné mais aussi de l’atteindre avant qu’il soit parti. Ce n’est pas une blague, car, au moment du tir, l’arbalète provoque un bruit, une onde de choc et bon nombre de nos poiscailles préférés, vifs comme l’éclair, ont la faculté de  se « dématérialiser » dans un claquement de queue. Pour mettre les chances de ton côté il est nécessaire que ton fusil soit équipé de sandows latex de bonne qualité, d’un bon diamètre 16 ou 18 et surtout d’une longueur adaptée à la dimension du fusil, plus ils sont courts plus ils vont accompagner ta flèche longtemps. Il est aussi connu que plus les sandows vont transmettre d’énergie, plus le « recul » va avoir un impact sur le résultat. Seule une adaptation par une pratique régulière pourra te permettre un bon contrôle correctif du tir. On peut noter comme exemple pour illustrer l’altération de la précision occasionnée par la puissance de propulsion que pour le tir sur cible aquatique, qui requière une précision au poil de cul,  on utilise des sandows en latex très mou et de faible diamètre (14mm). Il est important de préciser que seul un tube rigide, voire profilé (fig.3), permettra l’utilisation de sandows puissants, minimisant le cintrage provoqué par la tension qui lors du tir par son retour en position initiale provoquera une dérive incontrôlable parce qu’inconstante. La vitesse de déplacement de la flèche va être sensiblement augmentée avec l’usage d’une drisse en monofil nylon sertie avec de très petits sleeves cylindriques. (voir la fiche n°2). Enfin, l’état de surface et de rectitude d’une bonne flèche tahitienne en inox de 6 ou 6.5 aura une incidence plus que bénéfique sur sa vitesse.

Suivant le type de chasse pratiqué.

-La longueur.

On définit généralement la « longueur » d’une arbalète par la dimension du « tube » reliant la tête et la poignée. Les longueurs proposées par les marques sérieuses sont généralement (pour des produits efficaces) 50, 75, 90, 100, 115 et 120. Au-delà on peut considérer qu’il s’agit de produits hors-standards certainement pas utilisables par toi : le «  péchaillon ».

-Un modèle plutôt court.

Pour la prospection des ragues, autrement dit dans notre jargon «  la chasse dans les trous », il faudra privilégier une arbalète courte munie d’une flèche à 2 encoches de chargement pour ainsi modérer la puissance du tir pour chasser dans les anfractuosités rocheuses sur des proies proches et ainsi de préserver au mieux la pointe de ta flèche et sa rectitude. Je te conseille de choisir un « 75 » du fait de sa petite polyvalence. Cela te permettra aussi de réaliser des tirs à moyenne distance (1.5m de ta pointe) lors d’ « agachons » (affûts), de coulées dans l’eau sale ou d’une pratique dans un fort courant rendant difficile le maniement d’un fusil plus long.

-Un modèle « standard »

Pour un usage plus général, c'est-à-dire pour une grande polyvalence et afin de garantir des tirs précis et puissants à des distances en cohérence avec le comportement craintif des poissons qui nous intéressent, je te conseille le « 90 ». La grande course d’allongement de ses sandows ( pour ses sandows standards de 23cm ) est de  58cm, armés à la seconde encoche (fig.4, cliquer sur le croquis pour l'agrandir.) , contre 45cm pour un 75, ce qui lui confère un accompagnement plus long de sa flèche lors du tir. La portée utile du tir, avec des sandows latex de bonne qualité est de 2.5m depuis la pointe de la flèche ce qui correspond, compte tenu de la longueur de ton bras plus celle du fusil, à la possibilité de transpercer un gros poisson à environ 4m de ton visage. La drisse permet ce genre de tir, sa longueur classique étant à peu près égale à 3 longueurs de tube et il faut ajouter à cela toute la partie de la flèche qui avant le tir était engagée dans le fusil soit 1m de plus. La longueur totale du fusil est d’1.45m. Cela peut paraitre encombrant mais après une prise en main en milieu aquatique on découvre qu’il n’en est rien, bref, on s’adapte et même si l’on adopte ensuite un modèle encore plus long pour encore plus de puissance et de précision, lorsqu’on revient au 90, on se retrouve avec la sensation de pêcher avec un cure-dent. Un modèle supérieur en taille au 90 est déconseillé au chasseur peu expérimenté sa manipulation requerra  une longue période d’adaptation tant sur le plan de l’encombrement, de la maniabilité, que de la technique d’armement des sandows. En ce qui concerne la phase d’armement pour un 90 avec les sandows standards livrés avec le fusil, avec la bonne technique, c’est à la portée de tous et avec un peu de pratique ça se fait les fingers in the nose.

Les différences significatives des arbalètes

Il existe deux principes importants du montage des sandows.

La paire de sandows vissés et placés dans l’axe de la flèche.(fig.5)

-Avantages. L’engagement de la flèche dans des conditions houleuses lors du reconditionnement est facilité par son maintien  dans le pontet de la tête, le rangement de la drisse et son accrochage dans l’ergot de largage, même avec des gros gants, est rapide et facile. Bien alignés avec le tube et la flèche ils simplifient le tir rapide, ils ne nécessitent pas de guidage de la flèche, l’arbalète sera moins sensible à une flèche un peu cintrée, c’est souvent le cas lors de pêches brutales en épaves, ragues exiguës ou sur du gros poisson violent.
-Inconvénients. Le prix d’une paire de sandows est plus important que celui d’un seul brin. La tête encombrante ne laisse pas voir la pointe de la flèche ce qui oblige lors de la visée à rehausser la tête pour dégager le champ et ainsi augmenter l’écart de parallaxe. Les 2 sandows, même les meilleurs, n’auront jamais exactement la même longueur ni même la même dureté d’où une petite dérive heureusement constante avec les mêmes sandows. Donc une courte période d’adaptation sera toujours nécessaire à chaque changement de sandows.

Le sandow monobrin passant dans l’avant de la tête.(fig.5)

-Avantages.  Le sandow est moins cher puisqu’unique. La tête de l’arbalète est bien plus étroite donc plus hydrodynamique et permet une vision de la totalité de la flèche ce qui favorise la visée lors de tirs précis non instinctifs. Le montage permet la suppression du pontet de tête si l’on utilise le principe de maintien de la flèche sur le fût par la drisse. (fig.5)
-Inconvénients. Le reconditionnement de la flèche après le tir requiert de l’habileté surtout avec de gros gants ou dans des conditions particulières comme la pêche dans la houle ou dans le jus. Ce système n’est utilisable qu’avec un guidage intégral de la flèche sinon, la traction étant légèrement dirigée sous son axe, le talon viendra, lorsqu’il aura quitté la cassette ou le dernier guide, percuter le tube et le tir sera dévié de façon incontrôlable.

La forme des fûts (tubes)

-Les tubes alu. (cylindriques)
Ce sont les moins chers. Il sont très bons dès lors qu’ils ont un diamètre extérieur de 28 mm ce qui est le plus gros diamètre proposé par les marques. Ils sont moins adaptés aux longueurs supérieures à 100 du fait du cintrage par l’action de traction des sandows.

-Les fûts profilés.(fig.3)
Ils permettent un guidage intégral de la flèche et  offrent souvent une meilleure rigidité. Certains profils améliorent les qualités hydrodynamiques pour faciliter les déplacements latéraux de l’arme.

-Les tubes et fûts carbones.
Il sont très rigides mais à mon avis vu leurs prix, adaptés à des fusils longs et destinés aux chasseurs confirmés. Ils sont aussi fragiles aux chocs, alors à ne pas mettre entre toutes les mimines.

-Les fûts bois.
Il sont constitués de plusieurs essences de bois assemblées « lamellé-collé ». En plus du fait que ce sont souvent des œuvres d’art, ils sont très rigides et contrairement aux tubes ils ne sont pas pleins d’air et donc incompressibles ça leur confère une flottabilité constante quelle que soit la profondeur. Ils sont souvent très chers et destinés en général aux grandes longueurs.


En conclusion. Pour ta première arbalète je te conseille de choisir un produit relativement basique mais suffisamment performant pour qu’il puisse te suivre longtemps durant ton parcours évolutif alors que tu auras étoffé ton râtelier avec d’autres fusils spécifiques. Si tu optes pour un 75, un modèle simple et robuste du type Challenger inox Imersion sera un excellent choix malgré son petit prix. Si ton choix se porte sur un 90 plutôt basique le même en 90 sera aussi une bonne option. Si tu désire pratiquer avec plus de précision pour des tirs un peu plus lointains, le Phantôme carbon 95 sera un très bon choix. Son prix reste raisonnable et il possède d’origine un panel d’accessoires qui te permettront de tester plusieurs types de montages : sandows vissés avec un pontet ou bien tête ouverte avec monobrin avec ou sans pontet (fig.5)


Sur ce, yapuka !

Le montage de la flèche

Le montage que je te propose a évolué durant les 20 années depuis lesquelles j’utilise du fil monobrin nylon pour relier la flèche à l’arbalète. Il n’a pas pour vocation d’être le seul bon principe, chacun fondant ses préférences selon son expérience dans les disciplines liées au tir avec une arbalète de pêche sous-marine. Toujours est-il que pour moi il remplit parfaitement sa fonction et ne me semble avoir, sur le plan fonctionnel, aucun inconvénient. Pour l’utilisateur qui débarque et qui n’a aucun avis sur la question, je souhaite que cette fiche puisse l’aider à progresser dans  la pratique de sa nouvelle activité qui probablement évoluera jusqu'à faire naitre une véritable passion.

L’utilité de la drisse reliant la flèche  à l’arbalète n’est que de permettre, une fois le tir réalisé, de garantir le contact entre le tireur et sa flèche (avec ou sans poisson). Pour cela on peut retenir 2 grands principes :
-Le montage standard avec le cordelette de + ou - 2 mm.
-Le montage avec du monobrin nylon de gros diamètre.
(lire la suite)

 

La cordelette de +ou-2 mm.

 

IL s’agit d’environ 3 mètres de cordelette ce qui correspond approximativement à trois longueurs du tube  reliant la tête de l’arbalète à sa crosse. C’est très souvent l’accessoire qui est fourni par les marques avec les fusils neufs.

L’avantage de ce principe est qu’il ne nécessite comme outillage pour sa réalisation qu’un couteau pour ajuster la longueur de la cordelette et éventuellement un briquet afin de bruler et d’en affiner les extrémités qui de ce fait seront plus faciles à engager dans les tous de la flèche et dans celui de la tête du fusil.

Un très gros inconvénient de ce montage est que pendant le tir, ce fil présentant une surface irrégulière et rugueuse à l’eau dans lequel il doit se déplacer, freine de façon significative la progression de la flèche (de même qu’une flèche rouillée ou non rectiligne aurait le même effet). Autre inconvénient, la drisse sortant du dernier trou de la flèche d’un côté (fig.2) fait office de dérive et engendre une déviation du tir pendant toute la course de la flèche.

 Le montage et les réglages sont semblables au montage monobrin(s’y référer). Seul l’assemblage avec la flèche diffère. Pour cela, celle-ci peut posséder 1 ou 2 trous dans son talon. Premier cas, la flèche ne comporte qu’un seul trou, il suffit de passer le fil par ce trou et d’effectuer ensuite un nœud simple derrière. Second cas (fig.2), la flèche est pourvue de 2 trous, il faut en premier passer le fil dans le trou le plus proche de l’extrémité de la flèche, glisser le fil pour dégager 10 ou 15 cm  et le passer ensuite dans le second trou puis faire un nœud simple derrière. Le but de ces 2 trous est de réaliser une chicane avec la drisse qui augmentera la résistance du couple drisse/flèche lors des tractions et aussi de dégager le nœud de la cassette de l’arbalète pour ainsi faciliter l’engagement du talon de flèche dans le mécanisme de déclenchement.

Le montage monobrin nylon de 1.4mm et petits sleeves doubles bronze.

C’est une évolution du montage précédent dont la majeure  partie de la longueur est constituée de nylon monobrin de diamètre 1.4 mm. Tous les nœuds sont remplacés par des boucles fermées par des tubes profilés en métal bronzé dont le terme technique est « sleeves double » qu’on sertit à l’aide d’une pince adaptée (fig.3), hormis la fixation du segment de cordelette sur la tête.
Les avantages de ce principe résident dans la vitesse que conserve la flèche lors du tir, minimisant la correction d’anticipation pour les cibles en mouvement, le pouvoir perforant de la flèche du fait de la très bonne pénétration de ce fil très dur et lisse dans l’eau ainsi que la longévité dépassant souvent la saison et enfin la précision que lui confère le travail rationnel et symétrique des assemblages libres.
Les inconvénients de ce principe : il nécessite davantage d’outils (fig.3), 1 pince à sleeves adaptée, une paire de ciseaux de bonne qualité, 1 foret pour l’acier de 8à10 et un briquet de plus, il nécessite plusieurs composants (fig.4) : 2 sleeves, environ 3 longueurs de tube de nylon gros diamètre et 30/40 cm de cordelette de 2 mm. Suivant l’adéquation sleeve/nylon il sera quelquefois utile d’assurer la tenue du sertissage par un point de cyanolite mais en ce qui concerne le montage avec mes composants ça n’est pas nécessaire.

Mode opératoire.

Toujours commencer par la flèche.
Se saisir de la flèche et du foret et à l’aide de celui-ci ébavurer le dernier trou du talon de la flèche, 1 ou 2 mouvements de rotation du poignet avec une pression raisonnable du foret sur les lèvres du trou  auront raison des petits copeaux de dépouille du perçage et façonneront un petit chanfrein qui sera salutaire au nylon . Le faire de chaque côté.
Engager la flèche dans l’arbalète et l’enclencher, à l’aide d’un marqueur tracer la limite de talon cachée dans la cassette(fig5).
Prendre 3 longueurs de tube + 50 cm de fil monobrin, les 2 extrémités devant être exempte de bavures car le fil doit pénétrer un peu en force dans les 2 canaux des sleeves. Engager 1 des bouts du nylon dans 1 sleeve et  faire glisser celui-ci sur 10 cm. Prendre la flèche y introduire l’extrémité garnie du sleeve, plier le nylon et le faire passer dans le canal libre restant du sleeve. Régler la longueur de la boucle ainsi formée de telle sorte qu’elle dépasse de la cassette une fois le talon de la flèche engagé complètement dans le mécanisme de déclenchement ( fig.5) veiller à ce qu’elle ne vienne pas se superposer avec la seconde encoche de chargement de la flèche. Lorsque la bonne longueur de boucle est obtenue, sertir le sleeve en le maintenant  à chant dans la pince (fig.8) de telle sorte qu’au serrage les 2 canaux du sleeve se rapprochent en formant autour du fil 1 cylindre parfait, puis faire glisser la pince et sertir en 2 ou 3 fois jusqu'à l’obtention cylindrique sur toute la longueur du sleeve. Ne jamais aplatir un sleeve, seul un cylindre garantira une bonne pénétration dans l’eau et peu d’incidence sur la trajectoire. Un plat occasionnerait une sorte d’empennage qui aurait pour résultat de décider à ta place  de la trajectoitre de la flèche lors du tir. De plus la tenue serait plus approximative et le fait d’écraser le fil, le fragiliserait. Ton sleeve anarchique percuterait sur son passage tout ce qu’il rencontrerait dans sa course, guide flèche, tube et sortie de tête.
Pour déterminer ensuite la bonne longueur du monobrin il faut engager la flèche dans l’arbalète en plaçant la boucle par-dessus le talon de la flèche, enclencher puis faire courir le fil le long du tube pour l’accrocher dans le doigt escamotable de largage, le faire revenir jusqu'à la tête et le couper sans bavure 2 cm sous le trou de fixation de la drisse se trouvant sous la tête (fig.9). Réaliser ensuite une seconde boucle plus petite que la première à peu près 3 cm (aller,retour) et toujours réaliser un sertissage cylindrique irréprochable.
Prendre le petit bout de cordelette et le nouer dans la petite boucle avec un nœud dit de cuillère (fig.6) en n’effectuant que 2 tours. On peut aussi se servir d’une agrafe qu’on intercale entre la cordelette et la boucle ce qui rendra la flèche facilement démontable, mais nous verrons un peu plus loin que le nœud choisi pour le montage sur la tête permet la même application.
On procède ensuite au réglage et assemblage final du montage. Pour cela, une fois la flèche engagée complètement dans l’arbalète le fil passant toujours par-dessus le talon, faire courir le fil le long du tube en s’assurant qu’il passe bien dans les guides sur les côté de la tête(fig.10), l’accrocher au doigt escamotable de largage et le ramener jusqu'à la tête où on engage le bout de cordelette dans son trou de maintien.  Pincer l’extrémité tout juste après le trou et  ne plus la lâcher. Toujours en maintenant pincée la cordelette : c’est ce qui constitue la longueur totale idéale du montage dégager le fil du doigt escamotable  permettant ainsi de disposer d’un jeu pour effectuer le nœud savant, le seul valable (fig.7). Déplacer les doigts vers l’extrémité libre de la cordelette d’un diamètre de ton index et réaliser le nœud.
Ce nœud magique permet d’une seule traction sur le bout de cordelette excédentaire de libérer la flèche et de permettre de la désolidariser du fusil. Ce serait  indispensable si tu devais décrocher un poisson empalé dans toute sa longueur ou sortir une bête flèchée  par une faille dans laquelle, du fait de sa taille, il ne passerait pas.
Accrocher ensuite le nylon au doigt escamotable, ça doit maintenir le fil bien droit sous le tube avec une très faible traction. Si c’est trop lâche ça ne tiendra pas et ça prendra toutes les saloperies et si c’est trop tendu le largage risquera d’occasionner un à-coup au moment du tir et ce n’est pas bon pour la mécanique. Recommencer le nœud autant de fois qu’il sera nécessaire jusqu'à l’obtention du réglage désiré.
Il est bien évident que si le montage est utilisé avec un moulinet il n’est nul besoin du petit morceau de cordelette, la réserve sera directement montée sur la petite boucle, soit avec un nœud de cuillère soit à l’aide d’une agrafe. Tu peux aussi associer à ton montage n’utilisant pas de moulinet un amortisseur qui facilitera l’accrochage sur le doigt, autorisera un réglage de la longueur moins pointu. Je tiens à souligner que pour des tirs prévus lointains, il est préférable de ne pas utiliser d’amortisseur, celui-ci occasionnant un freinage de la flèche en toute fin de course au moment de son retournement.

Sur ce y a pu qu’à.

 


Ligature des sandows

 

La ligature des sandows sur des obus articulés à billes ou bien sur un montage spécial dynéma est un procédé qui ne présente que des avantages.
-Une longueur de sandows rigoureusement choisie par le tireur. Plusieurs essais peuvent être réalisés en partant d'une longueur semblant quelque peu trop longue, pour aboutir, en raccourcissant petit à petit, à l'obtention du bon rapport : effort de chargement et efficacité, tant en vitesse, en puissance d'impact ou en pénétration.
-Le coût du montage à partir de sandow au mètre ou bien de la transformation d'un brin de 50 cm en 2 sandows de 25 cm est loin d'être négligeable. De plus, la dégradation des sandows ayant presque toujours lieu au niveau des ligatures, des billes d'obus ou même des obus vissés, les vieux sandows du 90 pourront être recyclés pour aller sur le 75 ou le 50.
-Les bruits sur le tube et le freinage important du transfert de la flèche lors du tir dû au volume d'ogives classiques (diam.+ou- 3 cm2x2) sont autant d'inconvénients qui me font aussi préférer la ligature.
-Quel que soit l'endroit où tu te trouves, avec 1 m de sandows, tu ne seras jamais en panne de sandows pour toutes tes arbalètes et pour les modèles avec une tête destinée à recevoir des obus vissés, tu trouveras sur le site un insert te permettant de ligaturer du sandow au mètre.
-Un sandow qui pète en pleine action et en 5 minutes, tu raccourcis le sandow qui lui tenait encore et tu refais ton montage avec des sandows un peu raccourcis, tu n'armes qu'au premier cran et ça repart.

Parlons maintenant technique.

La longueur des sandows.

Pour un 90 la longueur du monobrin doit être de 53 cm à 58 cm ou pour 2 sandows vissés (à la tête) de 2x24 cm à 2x26 cm. Il est clair que suivant chacun, cela peut être + ou - différent.
Pour les autres longueurs de tube, ces dimensions doivent être proportionnelles.
Concernant les diamètres ils sont évidemment au choix du tireur et c'est à l'usage qu'un utilisateur confirmé aura fait ses choix en fonction de ses besoins. (Le diamètre des sandows et les rapports de longueur feront l'objet d'une autre fiche.)

La drisse.

La drisse de 1,5 mm à 2 mm utilisée pour les montages des flèches ou la garniture des moulinets est tout à fait adéquate.

Le noeud.

Le noeud utilisé pour la ligature des sandows est un noeud de cabestan auquel on ajoute un passage supplémentaire suivant le magnifique croquis. Pour faciliter le serrage, je préconise de prendre une longueur de drisse suffisante (60 cm) pour pouvoir effectuer 1 boucle à chaque extrémité dans laquelle au moment du serrage on introduira 2 poignées (2 tronçons de bois de 3 ou 4 cm de diam. et suffisamment longs pour bien tenir en main.).Le serrage doit être à la limite de la rupture de la drisse, celle-ci préalablement mouillée pour faciliter son glissement. Ensuite  il ne suffira plus que de couper les excédents de fil et d'en brûler les bouts.

Sur ce, yapuka mettre dedans.

Accés aux articles dans la boutique.
Obus articulé à bille.
Montage spécial dynéma.
Sandows d16 au mètre.
Sandows d18 au mètre.
Insert pour tête vissée.

Bientôt

Je suis en cours de préparation d'une rubrique "Débutants" pour les aider à choisir leur premiers matériels de chasse sous-marine, si vous avez des idées ou des remarques, contactez-moi.

     Jacques.

 

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Combinaisons femmes

Nous commercialisons des combinaisons de pêche sous-marine déstinées aux femmes - en prêt à porter ou réalisées suivant mesures.


 
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